Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire. Depuis quelques jours, cette vidéo fait le tour de la blogosphère. Pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous. La blague sera oubliée aussi vite qu'elle a été diffusée. Mais cela amène à plusieurs réflexions. D'abord sur le personnage, dont on a bien compris que la liberté d'expression était d'abord celle du partie et que ce genre de déclarations ne se font qu'à huis-clot. Ensuite, par rapport à l'impacte du Web sur nos politiques. Ils se sont rapidement, à la manière des américains, engouffrés dans la brèche du Web 2.0, avec toute la panoplie composée de blogs, flux RSS, podcasts, vidéos partagées... Certes, le médium est intéressant et certains candidats y trouve même un second souffle. Pas de problème (pas encore) de temps d'audience avec le CSA, pas ou peu de débat contradictoire (des commentaires modérés)... Mais une omniprésence qui chamboule tout. Désormais, tout un chacun possède également la possibilité de collecter et de diffuser très rapidement des contenus. Quand il s'agit de sources audios et/ou vidéo, cela change la donne. En effet, il devient beaucoup plus difficile pour les politiques de contrôler leur image et leur communication comme ils s'y appliquent dans les médias traditionnels. Les caméras et les micros sont désormais dans toutes les poches et on ne peut pas tricher continuellement. Cela oblige donc à un certain franc-parler ou bien à des erreurs (fatales?) qui risquent de modifier le regard des citoyens français sur les hommes politiques. Cette vidéo en est un exemple assez frappant.